A-propos

Ahmed Belachgar artiste pluridisciplinaire autodidacte est né à Safi au Maroc. Aujourd’hui il vit et travaille à Gravières en Ardèche. Depuis toujours, sensible aux arts visuels, Ahmed s’engage dans un travail artistique dès 2007. Dans ses peintures la gestuelle s’associe à une recherche de l’énergie des couleurs. Influencé par la calligraphie arabe, il bénéficie d’une double approche culturelle qui s’inscrit grandement dans son travail, une expression singulière à travers laquelle il construit un langage très personnel qui incite à la rêverie.
Passionné d’Art plastique sous toutes ses formes, la liberté dans ses créations reste un moteur essentiel, qui l’amène à la peinture, introduisant parfois la calligraphie, mais aussi la sculpture ou la conception d’ensembles complexes qui mêlent Art et interactivité. Exploitant les possibilités que lui offre l’art contemporain, ajoutant des fonctionnalités originales, secrètes, ainsi qu’un aspect interactif à ses créations, l’idée est de solliciter la curiosité du public et de l’amener vers une nouvelle approche de la peinture contemporaine. Privilégiant une large liberté dans le choix des matériaux : la calligraphie, la sculpture, les ensembles électroniques, mécaniques et multimédias viennent compléter ses réalisations picturales.
S’appuyant sur sa formation scientifique pour concevoir ses créations, il intègre à ses peintures différentes fonctionnalités, favorisant ainsi l’échange avec le public. En effet celui-ci devient acteur de l’œuvre, il peut témoigner personnellement d’une nouvelle sensibilité à l’œuvre en entrant en interaction avec elle.

Associations temporelles

Ahmed Belachgar travaille une technique mixte fondée sur l’intégration d’objets par le collage, le tissage, le soudage, le moulage, la peinture, la calligraphie ou encore la sculpture.« J’essaye de trouver une sorte de lien secret entre ces matières et techniques afin d’explorer toutes les interactions entre ces différentes disciplines. »Ce jeu de matériaux et de surfaces participe à l’équilibre de l’ensemble pour créer un véritable répertoire de formes et d’idées.L’artiste utilise des composants électroniques, des éléments mécaniques et électriques issus des temples de la consommation de masse. Décomposés, détournés, ils s’insèrent de façon aléatoire sur une toile de fond abstraite, préalablement peinte à l’acrylique.Le travestissement de ces objets fait vaciller leur fonction principale usuelle en traces mémorielles. Ces nouveaux indices caractérisent l’obsolescence programmée de l’objet familier. CD, horloges, montres, et autres mécanismes du temps, sont ces objets de passage caractérisés par leur capacités de stockage ou de décryptage. Leur identité, désormais autonome, est travestie de sa fonction initiale et même chargée d’un autre potentiel d’appréciation esthétique. Auparavant pérennes et utiles, ces fragments d’objets sont désormais fragiles et éphémères.L’artiste nous invite à réévaluer nos critères de jugement à propos de ce que l’on doit se rappeler, de ce qui doit être potentiellement sauvegardé comme trace du temps.« mon œuvre Orlogis met en avant la réflexion fragmentaire du temps, en dispersant des parties du mécanisme sur la toile, et en matérialisant cette notion par la durée qui s’écoule entre l’action et la réaction. Plus il y a d’ingrédients, plus le résultat est universel. »Entre volume et transparence, entre effet sonores et optique, il s’agit de donner du mouvement, des espaces à multiples vitesses et des répétitions. Ces condensés hybrides d’expérimentations prennent vie sur des surfaces toujours différentes qui ne tiennent pas compte d’un fil chronologique. Ahmed Belachgar s’intéresse à l’enregistrement de la pause sur un mouvement non linéaire et incontrôlable que constitue le temps.« Aborder le temps c’est faire appel à des moyens artistiques contemporains multiples, sans limite d’imaginaire. Le temps c’est l’étincelle de la création, il est ni court ni long, ni imaginaire ni réel. Il est multiple et nait à chaque création » poursuit l’artiste.Tout est à regarder dans l’œuvre de Ahmed Belachgar ; la déstructuration des objets comme leur assemblage inédit où prévalent associations visuelles, sémantiques et narratives.  Caroline Canault

Récompenses

Premier prix du jury Communic’Art

Catégorie Peinture “Concours des Arts transdisciplinaires” 2010.

L’UNESCO et la ville de Paris. Galerie Jardin, 18 rue de Gergovie, 75014 Paris.

Artiste coup de cœur du public Printemps Nature 2010,

« L’Art au Pays des Vans  » Organisé par l’Office du tourisme du Pays des Vans en Cévennes.